Règle d'or

Les organisateurs de ce colloque se sont fixés une Règle d’Or : chacun s’est engagé à ne citer aucun nom de secte. Si un membre du public posait une question sur un groupe précis, il ne lui sera pas fait de réponse. Il y a, à cette décision, plusieurs raisons.

Premièrement, il est possible qu’un certain nombre d’adeptes de groupes réputés sectaires soient présents en cette salle, et les organisations désirent que ces personnes se sentent respectées.

Deuxièmement, les organisateurs ont remarqué que lors de conférences et/ou débats pendant lesquels des noms étaient cités, les discours dérivaient facilement vers un exposé des croyances et des habitudes marginales des groupes considérés. Or, l’objectif principal de cette journée est d’aller le plus possible dans l’analyse du fond du problème sectaire. Et nous pensons qu’il ne tient nullement dans les croyances et/ou les anecdotes croustillantes concernant tel ou tel groupe particulier.

Troisièmement, le terme « sectes » est entaché de préjugés extrêmement péjoratifs, et le sectarisme – ne serait-ce que par ses connexions avec la religion – parle à nos inconscients de telle façon que les débats dégénèrent presque invariablement en polémiques stériles. Les organisateurs de ce colloque espèrent, en abordant le sujet sous son angle le plus général, éviter le travers.

Quatrièmement, il n’est absolument pas démontré que la désignation de tel ou tel groupe ait une quelconque valeur préventive, soit autre chose qu’une chasse aux sorcières. En posant cette question, les organisateurs du colloque ne contestent pas l’unité d’une information, surtout sous forme de témoignages (certains d’entre eux ont été confrontés personnellement au problème, et n’ont jamais hésité à témoigner de leur expérience) ; ce qu’ils affirment ici, c’est-à-dire dans le cadre d’un colloque, c’est l’inutilité d’une information parcellaire.

 

Organisé avec le soutien du membre  

du Collège de la Commission communautaire française

chargé de la Santé

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