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Version du 13/10/2008

SOS-Sectes est née de l’initiative du Centre de Consultations et de Planning Familial Marconi, qui lui-même, est né de l’initiative de la Maison Médicale Marconi. Les trois ASBL gardent la même adresse, et fonctionnent dans un partenariat très étroit. Ceci n’est pas sans incidence sur la palette des services proposés, assez large. En effet, si SOS-Sectes dispose de peu de moyens humains pour accueillir les victimes de sectes, l'Antenne d'aide aux victimes de sectes du CCPFM dispose elle de deux temps pleins affectés à cette seule mission.

>>> En savoir plus sur l’historique de notre association

Encore que nous soyons spécialisés dans l’aide aux victimes de sectes, nous tendons de plus en plus à élargir nos activités à d’autres problématiques connexes. Ainsi, il existe des "sectes à deux", dans des couples où sont à l’œuvre des perversions sexuelles et/ ou narcissiques. Il y a des familles qui fonctionnent comme des sectes, et des groupes professionnels où se déploient des mécanismes d’emprise. Tant les harceleurs que les abuseurs (sexuels et/ ou moraux) présentent de nombreux traits communs avec les gourous de sectes. Il n’est pas rare que des victimes de l’une ou l’autre des problématiques que nous venons d’évoquer, et d’autres, viennent nous consulter parce qu’elles se sentent concernées par le signifiant "secte", alors qu’elles n’ont jamais été confrontées au moindre groupe sectaire.

>>> Détail de nos activités

>>> Témoignage de Milène

Éthique du centre

Comme c'est l'usage en aide aux victimes, toutes nos interventions sont gratuites. Sauf les groupes de parole pour lesquels nous demandons une participation aux frais de cinq euros par séance, et les psychothérapies dont le coût est adapté aux moyens. Il est très important que nos usagers potentiels ne confondent pas consultations d'aide aux victimes et psychothérapies. Les premières sont gratuites et à classer du côté de notre offre, alors que les secondes sont payantes et à classer du côté de la demande de certains usagers.

Par ailleurs, nous garantissons à nos usagers, outre la discrétion d'usage, la possibilité de l'anonymat, et le respect de leurs croyances quelles qu'elles soient. Enfin, nous pensons qu'il est indispensable que chacun puisse avancer à son rythme, et soit autorisé à ne pas "tout dire". Face au phénomène sectaire, il est important que les intervenants s'abstiennent d'être intrusifs. C'est dans le même état d'esprit que nous refusons de trancher si tel ou tel groupe est ou non sectaire: nous partons du vécu de nos usagers. Par exemple, dans le cadre de nos colloques et nos conférences, nous appliquons la Règle d'or consistant à ne citer aucun nom de secte ni de gourou. Nous désirons éviter d'être enrôlés d'office dans des "chasses aux sorcières", parce que nous sommes convaincus que loin d'aider nos usagers, elles risquent d'être contre-productives.

Modèle d'intervention

Nous partons du point de vue que nul n'est mieux placé pour intervenir auprès des adeptes de sectes que leurs proches non adeptes: conjoints, parents, etc. Mais que leurs canevas habituels de solution des problèmes ne fonctionnent pas. L'objectif devient dès lors de développer de nouvelles stratégies. Ce travail tourne autour du concept de système d'emprise. Dans ce modèle, l'emprise n'est pas seulement un comportement pervers ou un certain type de relation, mais un phénomène groupal, celui qui permet que le collectif, quand c'est nécessaire, l'emporte sur l'individuel. Ce phénomène, le gourou le récupère à son seul profit, désignant chacun comme un prolongement de lui-même. L'idée maîtresse est que les proches non adeptes participent bien malgré eux à l'emprise du gourou, et sont donc susceptibles d'y introduire un changement de dynamique. En résumé, ce n'est pas qu'ils soient responsables de la situation comme on leur donne trop souvent à entendre, mais qu'ils sont moins impuissants qu'ils ne l'imaginent à lutter contre l'aliénation de l'adepte.

Aux ex-adeptes de sectes, nous proposons des consultations d'aide aux victimes assez classiques, mais aux proches d'adeptes, nous proposons en outre une analyse contextuelle destinée à les soutenir dans des interventions ciblées auprès des adeptes.

Conseils

En guise de premiers conseils, nous vous proposons le contenu d’une brochure éditée par la Commission communautaire française (belge), réalisée par Question Santé, rédigée par Jean-Claude Maes, président de notre association:

>>> Aux prises avec l’emprise sectaire :

  1. Comprendre l’emprise sectaire

  2. Aider les adeptes (Conseils aux proches d’adeptes)

  3. Aider les enfants d’adeptes (Quelques pistes pour aider les enfants)

  4. Sortir d’une secte et s’en sortir (Les étapes à franchir pour retrouver une vie normale)

  5. Glossaire

Il est possible de télécharger la brochure complète sur le site WEB de la Commission communautaire française :

 www.cocof.be/telecharge/DOCS/sante/sectes.pdf 

Nous attirons l’attention du lecteur sur le fait que ces conseils ne sont pas des recettes, et doivent être ajustés à chaque situation, à chaque contexte. Favoriser cette « cuisine interne » est le premier objectif de nos consultations d’aide, et leur principale justification.

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Organisé avec le soutien du membre  

du Collège de la Commission communautaire française

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